jeudi 23 février 2012

Immobilier: les années folles sont-elles derrière nous?

Ce n'est pas le krach qui est annoncé, mais un vrai retournement du marché. Sur ce point, la plupart des acteurs de l'immobilier - notaires, agents ou courtiers en crédits immobiliers - sont unanimes: les prix vont enfin reculer en 2012. Concrètement, la baisse serait limitée à -5% à Paris mais atteindrait -10 à -15% en Ile-de-France et en régions.

 La fin d'un cycle haussier

"Après deux ans d'une hausse considérable des prix sur l'ensemble de l'Ile-de-France et encore plus à Paris, nous sommes dans une période d'accalmie, voire d'une inflexion de ces hausses, a indiqué jeudi Christian Lefebvre, le président de la Chambre des Notaires d'Ile-de-France. Il ne s'agit pas du début de l'éclatement de la bulle immobilière, mais d'un marché qui s'adapte à la demande". Un marché où les prix sont d'ores et déjà en baisse depuis fin 2011. Exemple à Paris, "sur les six premiers mois de l'an dernier, ils avaient progressé de 8%, et au second semestre, ils ont reculé de 3%", indique Sébastien de Lafond, président de MeilleursAgents.com. Sur janvier, toujours dans la capitale, les prix ont reculé de -0,4%. Quant à l'année en cours, les professionnels tablent sur un recul des prix de l'ordre de 5%. Mais la baisse est "à relativiser", prévient Sébastien de Lafond. Acheter à Paris restera très compliqué".

De fait, les prix restent encore faramineux: au quatrième trimestre 2011, un nouveau record a été battu. Le mètre carré en moyenne avoisine les 8400 euros... Les achats seront certainement plus avantageux en Ile-de-France où l'on assiste à un effritement généralisé en petite et en grande couronne, avec une baisse en janvier de l'ordre de 0,5 à 1%. Pour 2012, les prix en Ile-de-France pourraient ainsi chuter de10 à 15%. Ce serait le cas dans les communes les plus rurales des Yvelines qu'à Saint-Germain en Laye, par exemple.

Quant à la province, les prix baisseraient également entre 10 et 15%. Mais le recul sera variable selon l'attractivité et le dynamisme de la ville. Dans les centres-villes de Bordeaux, Lille, Nice, Lyon, ou encore Montpellier, "les prix vont résister", tient à rappeler Sébastien de Lafond. Tout en perdant "un peu", de l'ordre de 5 à 10%. En revanche, plus on s'éloigne des bassins d'emplois et des bassins touristiques, plus la baisse sera importante.

Source : L'Express

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