samedi 10 septembre 2011

La baisse des prix est amorcée, y compris à Paris

Le Président de la Chambre des notaires de Paris, Christian Lefebvre, a confirmé ce matin que les prix de l'immobilier ancien, amorcent une baisse, y compris à Paris, pour l'instant qualifiée de "légère". Christian Lefebvre se base sur les indicateurs avancés d'avant-contrats de la période juin-août qui se retrouveront dans les actes de ventes signés cet automne.

"A Paris et dans la proche couronne, en raison de la pénurie de biens à vendre, en raison de la force de la demande, les prix ont profité de cette embellie pour progresser de manière beaucoup plus rapide qu'il n'était raisonnable", commentait ce matin le Président de la Chambre des notaires de Paris lors d'une conférence de presse.

A fin juin 20011, le prix moyen du mètre carré dans Paris était estimé à 8.150 Euros par les notaires, ce qui correspond à une hausse de 22,5% en un an, la plus forte progression constatée dans la capitale française depuis 20 ans.

Cette semaine, le courtier en agences immobilières MeilleursAgents.com annonçait déjà que les prix de l'immobilier ancien à Paris ont chuté de 3% en juillet-août (en se basant sur les promesses de vente), mettant fin à 27 mois de hausse continue. De 8.197 Euros début juillet, le prix moyen du mètre carré serait donc revenu aujourd'hui juste sous la barre des 8.000 Euros d'après le baromètre MeilleursAgents.com. MeilleursAgents pronostique dans les prochains mois un scénario de baisse progressive des prix de 5 à 15% à Paris pour les biens courants ou de qualité médiocre tandis que les biens de grande qualité et bien situés verraient leurs prix se maintenir.

Pour Geoffroy Bragadir, Président fondateur du courtier en crédits immobiliers Empruntis, l'écart entre prix de l'immobilier et revenus des ménages est devenu "intenable" et la seule variable capable de redynamiser le marché de l'immobilier repose sur les prix. Selon lui, "on devrait aller vers une petite correction des prix en France mais il n'y a pas de raison non plus que les prix s'effondrent".

Geoffroy Bragadir estime en revanche que les volumes de transaction vont reculer et n'anticipe pas de réelle baisse des taux d'intérêt pour les crédits accordés aux particuliers à court terme. Pressées de renforcer leurs fonds propres, les banques françaises auraient en effet commencé à freiner leur politique d'octroi de crédits immobiliers. Les banques reconstituent ainsi leurs marges sur le crédit immobilier en ne répercutant pas la nette baisse des taux longs (OAT) observée cet été.

Source : Boursier.com

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